Dorothée-Stéphanie Falgayrettes - Psychotherapeute | Les cartes en main
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Approcher sa sérénité

« Avoir les cartes en main… »

J’ai poussé la porte de Dorothée Stéphanie en juin 2012. J’avais 37 ans. J’avais 2 enfants et avec mon épouse, nous attendions le 3eme. C’était ma troisième thérapie, une par enfant ! Cette fois, je l’ai commencé avant l’arrivée de mon enfant car je ne me sentais pas capable de l’accueillir avec sérénité et avec la présence qu’un tel accueil suppose.

Dés le premier entretien, Dorothée Stéphanie m’a présenté la Somato psychothérapie comme une démarche personnelle forte, engageante. Dorothée Stéphanie m’expliquait qu’elle se servait du corps comme d’un média et que la thérapie impliquait des exercices, postures, transferts pour lesquels elle se mettait à disposition. Devant un tel engagement, une telle personnalisation du couple thérapeute/patient, et après ces quelques années, je comprends mieux le sens sa question « Demandez vous si vous avez envie de faire ce travail avec moi ». J’avais peur. Peur de me mettre en dehors de ma zone de confort. Et je savais que cette peur révélait la nécessité de rentrer dans la démarche. Je sentais que pour construire, c’est ce dont j’avais besoin. De plus, la douceur et la détermination de Stéphanie m’ont convaincu d’essayer. Je me suis senti très rapidement dans un cadre de confiance et de bienveillance.

Autant dire que les 2 précédentes thérapies n’ont fait que gratter le vernis. Ou au mieux m’ont servi à me renfermer dans un illusoire « ils n’y comprennent rien, je suis comme ça ».

Dés le début, les séances furent intenses. Et les transferts ont défilé ! Il y’a des moments où je me demandais comment je pourrais me passer de Dorothée Stéphanie. Pendant mon trajet de retour et les jours qui précédaient nos séances, je l’ai aimé, je l’ai détesté, je l’ai haï. Je l’ai insulté. J’ai fait le sale gosse. J’ai ressenti à l’abri dans ses bras la tristesse de l’enfant trahi. Je me suis imaginé la protéger. Et face à cela, ou plutôt avec cela, Stephanie a accueilli. Elle a joué un miroir doté d’un amour inconditionnel. Qui m’a permis de commencer par accepter certaines blessures. Commencer à m’autoriser de ne pas être trop dur avec moi. J’ai eu d’intenses euphories et de grosses tristesses. Aux séances individuelles se sont ajoutés des groupes de paroles. Extraordinaires ! 6 miroirs face à vous ! Quel cadeau ! J’ai découvert tellement de ma posture à la société au travers de ces groupes. Impressionnant. Et puis mon épouse a commencé un accompagnement avec Dorothée Stéphanie. Avec le recul, heureusement que nous l’avons fait de concert ! Je crois que notre couple a évolué alors que nos postures devenaient celles d’adultes ou plutôt, celles qu’elles devaient être dans notre couple. Et heureusement… Car l’enfant qui est arrivé en 2012 est né avec un handicap. Il nous a montré la voie. Mais pour cela le couple devait être solide. Et pour que j’accepte de regarder cette voie, le travail accompli avec Dorothée Stéphanie a tenu une partie primordiale. Accepter. Approcher sa sérénité. De cette époque je garde en mémoire une phrase que Dorothée Stéphanie m’a donné : « Le temps fait ce qu’il a à faire ».

Et parfois, elle m’a secoué ! Je me rappelle d’une séance où je tournais en rond. Ces mots résonnent en moi « tu as toutes les cartes en main. Tu peux choisir de les jouer. Ou pas. C’est ton choix et je ne le juge pas. Mais si tu décides de ne pas les jouer, pas la peine de perdre ton temps en séance »… J’aime cette façon honnête qu’a Dorothée Stéphanie de ne pas « pousser à la consommation ». Cela ajoute de la cohérence à son niveau d’engagement.

Il s’en est suivi une extraordinaire période. Je peux dire que je n’ai jamais été autant heureux. Sur cette période, dans l’amour de mon fils porteur de handicap, j’ai décidé d’aligner mes univers et ne pas jouer à être un autre, même et surtout dans le cadre professionnel.

Mais c’est tellement facile à dire. Comme je n’avançais pas, Dorothée Stéphanie m’a proposé une autre approche. Une approche qui me permet de contourner mon très encombrant, très bruyant et très protecteur cerveau… Tellement rodé à l’exercice de contournement…

Alors nous avons été dans le physique : le psycho-sport. EXTRAORDINAIRE DECOUVERTE ! A tel point que je pense que les dirigeants et/ou les pères de familles qui veulent mettre leur Ego à sa juste place devraient TOUS l’exercer. De soi à soi, on ne peut pas tricher avec le psycho-sport. Du moins, c’est ce que j’ai rapidement ressenti. Le sport ? La boxe ! Pour moi qui avais un rapport à l’effort physique et un rapport au corps complexe, j’ai eu accès à un autre chemin pour comprendre. En boxe, la colère, la facilité, le trop de confiance, la passivité, la prétention, le manque d’engagement n’ont pas leur place. Un round dure 3 minutes. Le cœur au maximum. Si vous ne voulez rien regretter, il faut agir vite, équilibré, en limite physique mais agir ! Chaque fin de séance, relaxation… Défile alors ma semaine que je revis en version positive puisque j’ai fait de la place pour accueillir….

Le Sparing Partner est un miroir. Vous boxez comme vous êtes. Et si vous ne respectez pas l’autre, vous et la boxe, pas la peine de monter sur le ring. J’ai remplacé le mot « boxe » par le mot « réunion de travail »… Par « journée de travail »… Par « prise de parole en public »…. Et tout est un plaisir dés lors que vous êtes ici et maintenant dans une posture d’adulte.

Enfin, l’accompagnement si bienveillant de Dorothée Stéphanie me permet en permanence de questionner et équilibrer mes 4 quotients : Emotionnels, Intellectuels, Physiques et Relationnels.

J’aime ma vie. J’aime qui je suis. J’aime qui je deviens. Ces quelques mots paraissent si simples. Pourtant, je crois que sans tout ce qui s’est déroulé depuis 2012, j’aurais été incapable de comprendre et de ressentir dans ma chair le sens de ces mots.